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Wolf 2.0 – 09.01.2023

Un food market, entre la rue Saint-Boniface et la rue Francart à Ixelles, dans un ancien garage et parking. C’est le projet porté par les créateurs du Wolf, le premier food market de Bruxelles installé rue du Fossé aux Loups depuis fin 2019. La demande de permis a été déposée et les plans sont à l’enquête publique auprès des services communaux. Si les autorisations sont accordées, cette nouvelle halle gourmande ouvrira ses portes au second semestre 2023.

Les halles gourmandes sont devenues tendance en Europe. A Bruxelles, le Wolf a ouvert la voie à d’autres initiatives comme le food market de Tour et Taxis, inauguré l’année dernière mais aussi le projet à venir dans l’ancien bâtiment Axa, à Watermael-Boitsfort soutenu par les mêmes investisseurs que ceux du Wolf. Il y a aussi le projet Eataly, sur le piétonnier, dont l’ouverture est prévue l’an prochain.
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Saint-Boniface sera donc l’un des quartiers à accueillir un tel concept. Mais ce ne sera pas un Wolf 2, assure Thierry Goor, l’un des promoteurs. Aucune référence au Wolf : l’expérience sera différente de celle du centre-ville.

« Le projet s’inscrira dans le quartier Saint-Boniface », transformé en piétonnier depuis 2020. « Nous voulons animer ce quartier en amenant une quinzaine de foodtrucks ou comptoirs et une expérience clients unique en raison, d’abord, de la décoration qui sera proposée », explique Thierry Goor à la RTBF. « Aucune des enseignes du Wolf ne sera présente dans ce nouveau food market. Nous voulons vraiment quelque chose de différent. Nous voulons que chaque lieu soit unique. Ixelles sera unique, comme le Wolf est unique, comme le projet Axa à Boitsfort sera unique. »

Boulangerie solidaire, potager urbain

Unique et différent avec notamment à Saint-Boniface la présence d’une boulangerie solidaire, un espace de torréfaction de cafés, d’une micro-brasserie et d’un potager urbain sur le toit. « Le portage urbain sera accessible aux personnes du quartier. » L’ensemble de ces activités seront regroupées dans un ensemble immobilier de plus de 3000 mètres carrés avec deux entrées, au 19 rue Francart et une aux 25-27 rue Saint-Boniface. Trois autres niveaux seront réservés à des logements.

« C’est un espace important avec trois plateaux de 1000 mètres carrés chacun. Au rez-de-chaussée, nous allons créer une rue intérieure pour pouvoir passer de la rue Francart à la rue Saint-Boniface, tout en traversant le food market. La capacité d’accueil sera de 800 à 1000 personnes. »

Pourquoi investir dans ce quartier de la Région bruxelloise, entre la chaussée de Wavre et la chaussée d’Ixelles, en plein Matongé, où plusieurs établissements horeca sont déjà présents ? « Bruxelles est une succession de villages avec des populations tout à fait différentes. Ce week-end au Wolf, nous avons accueilli énormément de touristes. Porte de Namur, la population est toute autre. A Boitsfort, c’est encore autre chose. Ce sont donc à chaque fois des publics cibles totalement différents qui adhèrent tous à une nouvelle façon d’aller au restaurant, de consommer. »

« Nous repensons la façon de manger au restaurant »

« Nous repensons la façon de manger au restaurant », ajoute Thierry Goor. « Pas mal de secteurs ont opéré un tournant. Quand on voit l’habitation, pas mal de jeunes sont aujourd’hui beaucoup plus enclins à se tourner vers les cohabs, les cohabitations. Cette idée de partage que l’on retrouve dans les cohabs et les food markets est un élément fondamental de ce que la société demande aujourd’hui. Se retrouver dans un lieu où on peut partager des choses est devenu quelque chose d’essentiel notamment au vu du contexte climatique, sanitaire, etc. »

La crise du Covid a fait mal à l’horeca. Le Wolf a dû fermer à plusieurs reprises suite aux décisions gouvernementales. Le pari reste donc risqué pour les investisseurs. « Evidemment que le covid a été une catastrophe. Evidemment que les aides de la Région bruxelloise ont été plus que limitées. Pour une machine comme le Wolf, cela a été compliqué. Cependant, toute crise a du bon. Nous avons pu nous réinventer, réfléchir à d’autres projets comme celui d’Ixelles. »

Samedi dernier, « nous avons accueilli 5500 personnes au Wolf. C’est dire si nous avons repris les couleurs d’avant covid. Nous sommes donc plus que satisfaits et confortés dans l’idée que le food market est le type de restauration du futur parce que rapide, pas cher, diversifié, convivial, convient à toutes les cibles, jeunes comme plus âgés. C’est un modèle qui fait ses preuves dans le monde. Et à Bruxelles, il fonctionne correctement. »

Source: rtbf.be

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